Donner ou vendre un chat

14 Avr 2025

Hello 🐾
Chatounette a grandi, elle a 6 mois 🐈
C’est le printemps 🌼
et les jours rallongent ☀️
et les hormones s’affolent 🎉

Il est fort possible que les premières chaleurs apparaissent lors de son premier printemps. Dans la nature, tout est lié : elles sont « réglées » sur la photopériode, lorsque la durée de luminosité quotidienne augmente.

Maintenant la chatte a atteint la puberté. Comme chaque année dorénavant, les principes de reproduction vont se mettre enplace suite à une période de repos sexuel, (octobre // février).

Arrive une longue période pendant laquelle auront lieu des chaleurs à plusieurs reprises, entre le printemps et l’automne.

Pour assurer la survie de l’espèce, les chattes peuvent s’accoupler avec plusieurs mâles, pendant plusieurs jours, et être fécondées plusieurs fois au cours des mêmes chaleurs.

Et après 65 jours en moyenne (selon le temps de la 🎉), Chatounette pourrait donner naissance à des chatons, des chatons, des chatons, si elle n’est pas stérilisée.

On ne va pas les noyer dans le bidet ou les abandonner au bord de l’autoroute comme fût un temps de barbarie pas si lointain !
Il va falloir trouver une solution en attendant la stérilisation à venir qui, bien entendu est maintenant programmée. N’est-ce-pas ???

Ou bien se lancer dans l’élevage. Le Partage, l’échange, la vente, tous les cas peuvent être envisagés !

Mais il y a des règles à respecter

Pour des informations plus détaillées ou des cas spécifiques, il est conseillé de consulter les textes de loi officiels ou de contacter les services vétérinaires de votre département

Pour ma part, en Bretagne, comme dans le reste de la France, la vente de chats domestiques est régie par plusieurs textes de loi et réglementations visant à protéger le bien-être animal et à encadrer les pratiques commerciales. Voici les principaux points à connaître !!!

La règlementation vise à éviter les élevages clandestins et est différente selon que vous êtes un particulier ou un professionnel.

Sachez que depuis 2024, la vente de chaton en animalerie est interdite pour le respect de leur bien-être.

  1. Loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 :
    Cette loi interdit la vente de chiens et de chats dans les animaleries à partir du 1er janvier 2024. Elle vise à lutter contre les trafics et à promouvoir l’adoption responsable.
  2. Code rural et de la pêche maritime :
    Article L214-8-1 :
    Cet article, introduit par la loi de 2021, précise les conditions de vente des animaux de compagnie et interdit la vente de chiens et de chats dans les animaleries à partir de 2024.

Pour les particuliers qui possèdent une femelle reproductrice, vous êtes considérés comme éleveur et donc soumis à Déclaration et Obligations dès le 1er Chaton vendu. Des aménagements sont apportés si le Chaton est inscrit au LOOF.

Il faut se renseigner auprès de votre vétérinaire et/ou du Centre des Formalités des Entreprises dont relève votre domicile.

En bref :

  1. Identification : Tous les chats doivent être identifiés par une puce électronique ou un tatouage. Cette identification est obligatoire avant toute cession, même si le chat est donné gratuitement.
  2. Âge minimum : Les chatons ne peuvent être vendus ou donnés avant l’âge de 8 semaines, sauf dérogation vétérinaire. Bien-être animal : Les conditions de vie des chats doivent respecter des normes de bien-être animal, incluant un espace adéquat, une alimentation appropriée, et des soins vétérinaires.
  3. Certificat de bonne santé : Lors de la vente, le vendeur doit fournir un certificat vétérinaire attestant de la bonne santé de l’animal. Ce certificat doit être établi dans les 5 jours précédant la vente.
  4. Carnet de santé : Le vendeur doit également remettre le carnet de santé ou le passeport européen de l’animal, mentionnant les vaccinations effectuées.
  5. Contrat de vente : Un contrat écrit est recommandé pour préciser les conditions de la vente, les garanties, et les responsabilités de chaque partie.
  6. Éleveurs professionnels : Les éleveurs doivent être déclarés et posséder un numéro de SIREN. Ils doivent également respecter des normes strictes en matière de bien-être animal et de conditions de détention. Licences et permis : Les éleveurs professionnels peuvent avoir besoin de licences ou de permis spécifiques pour vendre des chats.
  7. Publicité : Toute annonce de vente de chats doit mentionner le numéro d’identification de l’animal, son âge, et le numéro de SIREN de l’éleveur si applicable.
  8. Sanctions : Le non-respect de ces obligations peut entraîner des sanctions, allant de l’amende à la suspension ou l’interdiction d’exercer l’activité d’élevage.

La Législation à respecter

La législation concernant la vente de chats domestiques peut varier selon les pays et les régions.

En France, la vente de chats entre particuliers est encadrée par plusieurs articles de loi et décrets. Voici les principales références législatives et réglementaires :

  1. Code rural et de la pêche maritime :
    • Article L214-6 : Cet article stipule que les animaux sont des êtres sensibles et que leur protection est assurée dans les conditions prévues par la loi.
    • Article L214-8 : Il interdit la vente de chiens et de chats de moins de huit semaines.
    • Article L214-11 : Il précise les obligations des vendeurs en matière de santé et de bien-être des animaux.
  2. Décret n° 2008-871 du 28 août 2008 :
    Ce décret fixe les conditions de commercialisation des chiens et des chats, notamment en ce qui concerne l’identification, la vaccination, et les documents à fournir lors de la vente.
  3. Arrêté du 3 avril 2014 :
    Cet arrêté fixe les règles sanitaires et de protection animale applicables aux activités de vente d’animaux de compagnie.
  4. Arrêté du 25 octobre 1982 :
    Il fixe les conditions d’identification des carnivores domestiques.
  5. Code de la consommation :
    • Article L213-1 : Il précise les obligations d’information du vendeur envers l’acheteur, notamment en ce qui concerne les caractéristiques essentielles du bien vendu.
  6. Code pénal :
    • Article 521-1 : Il punit les actes de cruauté envers les animaux, y compris les mauvais traitements et l’abandon.

Ces textes forment le cadre légal dans lequel s’inscrit la vente de chats entre particuliers en France.
Pour obtenir des informations précises et à jour, il est recommandé de consulter les textes de loi locaux ou de contacter les autorités compétentes dans votre région.

Les Peines encourues

Les peines encourues pour la violation des articles de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021, ainsi que des articles L214-8-1 du Code rural et de la pêche maritime et 521-1 du Code pénal, peuvent varier en fonction de la nature de l’infraction. Voici un aperçu des sanctions possibles :

  1. Loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 :
    Cette loi renforce les sanctions pour diverses formes de maltraitance animale et de non-respect des obligations légales concernant les animaux de compagnie. Les peines peuvent inclure des amendes et des peines de prison.
  2. Article L214-8-1 du Code rural et de la pêche maritime :
    Cet article interdit la vente de chiens et de chats dans les animaleries à partir du 1er janvier 2024. La violation de cette interdiction peut entraîner des sanctions administratives et pénales, telles que des amendes pouvant aller jusqu’à 750 euros pour les particuliers et 3 750 euros pour les personnes morales.
  3. Article 521-1 du Code pénal :
    Cet article punit les actes de cruauté envers les animaux domestiques ou apprivoisés, ou tenus en captivité. Les peines encourues sont :

     

    • Deux ans d’emprisonnement.
    • Une amende de 30 000 euros.
    • L’interdiction, à titre définitif ou non, de détenir un animal.
    • L’interdiction, pour une durée de cinq ans au plus, d’exercer une activité professionnelle ou sociale dès lors que les facilités que procure cette activité ont été sciemment utilisées pour préparer ou commettre l’infraction.

Ces sanctions visent à dissuader les comportements nuisibles aux animaux et à garantir le respect des obligations légales en matière de bien-être animal. Pour des informations plus précises ou des cas spécifiques, il est recommandé de consulter un avocat ou les textes de loi officiels.